LA GESTION ÉMOTIONNELLE EN ENTREPRISE.

© Par Richard Thibodeau, auteur du livre « Votre vie… reflet de vos croyances » Éditions Quebecor et du livre « Au-delà des croyances » du même éditeur.


Un concept relativement nouveau en entreprise est la ‘gestion émotionnelle’.  Nous sommes familiers avec la gestion administrative et financière, la gestion de projet, la gestion du parc informatique, la gestion du département de la recherche, la gestion des ressources humaines, mais pas très familiers avec la gestion émotionnelle qui pourrait, en fait, constituer une branche intéressante de la gestion des ressources humaines.

 

Il y a encore très peu d’efforts qui sont déployés dans la gestion des émotions dans une entreprise.  Si vous regardez les priorités, en matière de formation, elles sont centrées et concentrées sur la tâche à accomplir, l’apprentissage de technologies nouvelles, l’acquisition de connaissances sur les produits ou sur des changements dans les processus de fabrication, mais on ne voit que très rarement des programmes de formation sur le développement de soi.

 

Pourtant, un climat émotionnel négatif peut avoir des effets désastreux sur la productivité, la profitabilité et l’avantage compétitif de l’entreprise.  La qualité des relations interpersonnelles joue un rôle essentiel dans la qualité des communications et la qualité des communications a un effet déterminant sur la capacité d’innover et d’être compétitif dans la production de produits et services.  De plus en plus d’entreprises savent que la qualité des relations internes et externes ainsi que la qualité des communications repose sur les attitudes et comportements

 

Des études en entreprises ont démontré que le quotient intellectuel  joue un rôle important lorsqu’il est question de la tâche à accomplir, cependant c’est le quotient émotionnel qui devient le plus important lorsqu’il s’agir de gérer efficacement les relations interpersonnelles.  Les gens au quotient émotionnel élevé savent comment apprécier et valoriser les employés.  Ce sont des gens qui savent être à l’écoute et qui sont capables de gérer efficacement leurs propres émotions et celles des autres.  Ce sont des générateurs d’enthousiasme et des gens motivés et passionnés dans ce qu’ils font.

 

Le gestionnaire au quotient émotionnel élevé obtient des réponses plus rapides à ses demandes que le gestionnaire froid et distant.  En situation de crise, le gestionnaire au QE élevé stimule l’enthousiasme des gens et le désir d’apporter des solutions concrètes à divers problèmes en peu de temps.  Un climat émotionnel de qualité est un élément primordial à la qualité des relations internes et externes, à la qualité des communications internes et externes et sur la rentabilité et la marge de profit de l’entreprise.

 

Le vieux paradigme, à l’effet que la critique stimule la productivité, est maintenant une erreur du passé à la lumière des recherches qui ont démontré l’impact puissant que représente la valorisation sur la hausse de productivité des gens.  La qualité du climat émotionnel repose sur la capacité de chaque membre du personnel de créer ce climat, ainsi que des conditions requises pour pouvoir y parvenir.  La chaleur humaine est la marque de commerce d’un nombre croissant d’entreprise. 

 

Comment améliorer le climat émotionnel?  Voici une idée toute simple.  Informez le personnel d’une nouvelle règle au sein de l’entreprise.  Vous pouvez leur donner la raison pour cette règle : « améliorer la qualité du climat émotionnel. »  Demandez à chaque membre du personnel de donner une marque d’appréciation à trois personnes différentes à chaque jour.  En tant que gestionnaire, vous vous devez de donner l’exemple.  Faites-le pour un mois et observez ce qui va se passer.  Vous allez être surpris.

 

S’il est impossible de mettre en place ce simple exercice, il y a quelque chose ne tourne pas rond et ce quelque chose est peut-être en train de vous coûter un paquet d’argent…  Même si on ne peut pas aisément établir les coûts d’un climat émotionnel négatif au sein d’une entreprise, ils sont là.  Ils existent sous la forme d’un roulement de personnel élevé, d’un taux d’absentéisme élevé pour maladie, d’une baisse de productivité; de bris de machineries, de burn out, de dépression et j’en passe.  Affirmer que le bonheur des employés est important est une bonne chose, mais encore faut-il le démontrer par des gestes concrets!


© Par Richard Thibodeau, auteur



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Richard Thibodeau maître praticien et instructeur senior en ICB
6685, rue des Bourraches, Québec, G2C 1J2
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